LE FLOBART  
 

Jusqu'aux années 1950, le flobart est mû à l'aviron et à la voile. Son gréement est constitué d'une grand voile au tiers, dite bourset, d'une voile arrière au tiers dite malet et d'un foc sur bout-dehors. Il est construit en orme, à l'exception de la quille en chêne. Les bordés (planches) qui constituent sa coque sont superposés comme les tuiles d'un toit (construction dite "à clin"). Sa longueur varie de 3,5 m à plus de 6 m.

 

A partir des années 1950 il est motorisé. A partir des années 1970 le bois est remplacé par le polyester à partir de moules pris directement sur les bateaux en orme. Il n'y a plus aujourd'hui qu'un seul flobart armé par un pêcheur professionnel, tous les autres sont propriété de plaisanciers ou d'associations.



  Le bateau d'échouage du Boulonnais  

 

Le flobart est le bateau de pêche traditionnel des côtes du Boulonnais, de Equihen au sud à Wissant au nord. Ses formes sont adaptées à l'échouage quotidien sur les plages : fond plat, tableau arrière large, formes ventrues, construction "à clin", dérive centrale relevable.



  Les pêches en flobart  

 

Le flobart est un outil polyvalent, qui permet aux pêcheurs de pratiquer plusieurs métiers. Son volume important lié à ses formes ventrues permettent d'embarquer une grande longueur de filets ou un nombre important de casiers.

 

Le "métier de cordes" est le métier traditionnel: les lignes de fond permettent de capturer sole, carrelet, morue, selon les saisons.


Pour pêcher ces mêmes espèces, les cordes ont été généralement remplacées par les trémails (filets à trois nappes) ou filets maillants, qui prennent aussi du hareng en saison (novembre-décembre).

 

On pêche également le bar et le maquereau à la ligne trainante, et, surtout à Audresselles, le crabe et le homard aux casiers.



  De Wissant à Berck  

 

Les bateaux d'échouage du Boulonnais constituaient au XIXème siècle et jusqu'aux années 1930 toute une famille de bateaux, très similaires dans les formes, le mode de construction et le gréement, mais de dimension, d'aménagement intérieur et d'équipements variables, selon les pêches pratiquées.


Berck a eu, à la fin du XIXème siècle, plus d'une centaine de bateaux : des cordiers non pontés, des bateaux semi-pontés et des grands bateaux pontés, pour les pêches du maquereau et du hareng aux filets dérivants.

 

Les pêcheurs d'Etaples armaient des crevettiers similaires, qui faisaient le chalut et le hareng aux filets dérivants en automne.

 

Equihen et Le Portel avaient à la fois des petits cordiers non pontés, mais Equihen armait des bateaux pontés de plus fort tonnage, pour la pêche du hareng et du maquereau, le plus souvent basés à Boulogne.

 

Ambleteuse, Audresselles, le Cap Gris-Nez (Audinghen), Wissant avaient des petits cordiers non pontés. Wissant avait, de plus, des bateaux semi-pontés pour la pêche du hareng.

 

Tous ces types de bateaux ont disparu. Avec la motorisation, ils ont été remplacés par des flobarts de 3,2 m à 5 m environ. Le chantier Libert à Boulogne et les chantiers d'Etaples et Berck ont construit jusqu'aux années 1960 des flobarts plus forts, 5 m à 6,5 m, travaillant principalement à partir de Boulogne, secondairement sur les plages de Berck ou à Etaples.



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